42% des flottes professionnelles sont impliquées dans 1 à 5 collisions par an sur les routes françaises et européennes, comment réduire ce chiffre ? C’est la grande question que se posent la quasi totalité des gestionnaires de flotte !

Quelque soit la taille et les types de véhicules constituants son parc, une entreprise devra inexorablement faire face à des dérives de sinistralité. Cela semble logique, plus le nombre de collaborateurs à la route est élevé, plus la fréquence de sinistres est importante.

Ces dérives pouvant impliquer des accidents d’une gravité minime (type non corporelle) jusqu’à des accidents mortels, ont explosé ces dernières années jusqu’à devenir la principale cause d’accident du travail !

20 000 accidents de travail sur les routes chaque année

Source : Inrs


L’impact de ces sinistralités est bien évidemment humain mais aussi économique, puisqu’une sinistralité élevée pèse à la fois sur les frais de réparation sur l’assurance et impacte plus globalement sur le TCO du véhicule.


Il faut savoir qu’aujourd’hui le poste de coûts assurance représente près de 9% du TCO total d’une flotte automobile. Un poids financier considérable dont les composantes ne font qu’augmenter chaque année.

La hausse du coût moyen des dommages aux véhicules et bris de glace a augmenté de 5,5 %  entre 2018 et 2019

Sinistralité : jongler avec des coûts directs mais aussi indirects

Très souvent, les sinistres non déclarés, ne passant pas toujours dans le radar des gestionnaires de parc et sont refacturés par le loueurs lors de la restitution du véhicule.
Ces éléments sont des coûts directs, pas toujours budgétés mais bien visibles sur les factures à régler.
D’autres coûts plus indirects sont moins visibles mais pèsent tout de même sur le TCO. Ils représentent en moyenne trois fois le montant de la prime d’assurance.

Perte d’exploitation : une conséquence de la sinistralité

Pour citer un exemple de coût indirect : le temps d’immobilisation d’un véhicule. Selon le secteur d’activité, cela peut vite coûter très cher. On imagine le cas de véhicules spécifiques dont les voitures de remplacements ne sont pas toujours adaptées. On peut évoquer également, la perte de clientèle due au retard d’un salarié sinistré ou encore des pénalités de retard suite à une livraison trop tardive…

Le risque routier dans le radar

Vous l’aurez compris, le risque routier est donc un enjeu crucial dans le pilotage d’une flotte automobile, puisqu’il permet de répondre à 3 objectifs bien distincts :
– la protection du conducteur
– un meilleur suivi pour le gestionnaire
– une réduction du taux d’accident et les dépenses associées

Facteurs clés de succès pour réduire la sinistralité

➖ Avoir sélectionné avec soin un assureur (appel d’offre avec cahier des charges détaillé) et entretenir avec lui un bon relationnel. Cet assureur doit être force de proposition et non pas passif devant une sinistralité élevée. Il doit être spécialiste des flottes auto et réaliser avec son client un suivi trimestriel détaillé. Attention, une prime trop alléchante peut cacher de mauvaises surprises sur le suivi ou les hausses à venir une fois le contrat signé.

➖ Impliquer la direction générale et les équipes de management dans le risque automobile

➖ Travailler sur le temps de conduite et les horaires des collaborateurs : fatigue et stress = risque d’accident supplémentaire

➖ Rappeler au collaborateur l’ensemble de ses responsabilités vis-à-vis du véhicule d’entreprise qui lui est prêté et de son environnement d’automobiliste : autres véhicules, piétons, 2 roues, bus…

➖ Eduquer le collaborateur sur la bonne tenue de son véhicule : entretiens réguliers, vérification des niveaux, de l’usure des pneus, de l’état des optiques et des essuie-glaces.

➖ Rappeler fréquemment les règles d’or d’une conduite responsable : respect des distances de sécurité et du code de la route, modérer sa vitesse, ne pas téléphoner au volant, être sobre…

Le premier accident automobile en France eut lieu en 1770, le véhicule impliqué, appelé le fardier de Cugnot, percuta un mur à une vitesse estimée à 4 km/h ce qui provoqua la destruction de l’engin. Aucun blessé n’a été comptabilisé.

L’importance de l’audit

L’audit audit de votre parc de véhicules est également un moyen d’identifier les principales caractéristiques du parc et les points forts sur lesquels l’entreprise pourra s’appuyer pour négocier: tendance à la diminution des sinistres, faible fréquence des accidents corporels…

Au-delà de 200 véhicules, il est indispensable de faire une étude précise de la sinistralité de l’entreprise pour déterminer précisément les justes besoins de couverture de la flotte.

Appuyé de son gestionnaire de flotte, l’audit va mettre à disposition des applications mobiles & télématiques qui vont permettre de d’analyser le comportement de conduire du collaborateur et donc d’avoir une visibilité si y a conduite à risque ou non, écologique ou non…

Vous souhaitez en savoir en quoi un gestionnaire expert et un outil télématique peuvent aider à réduire vos sinistres et baisser votre TCO ? 👉 Découvrez notre webinar à ce sujet !

Comment agir sur la sinistralité de vos véhicules ?

✔️ Mettre en place des programmes de sensibilisation au risque routier via essai sur circuit, simulateur ou conférences. De nombreux organismes mettent en place des programmes sur mesure. Objectif : changer les habitudes !

✔️ Instaurer des formations à l’éco-conduite a également un impact non pas uniquement sur la consommation de carburant ou les émissions de CO2 mais aussi sur la sinistralité.

✔️ Responsabiliser les conducteurs : Organiser un entretien individuel en cas d’accident responsable. Un courrier d’avertissement si 2 accidents sur 12 mois.

✔️ Inciter le collaborateur à faire les déclarations de sinistres dès qu’ils se produisent. Former le collaborateur à la rédaction complète du constat ainsi qu’au bon choix de déclaration au vue de la franchise ou de réparation simple.

✔️ Inscrire dans la politique véhicules certains équipements permettant une réduction de la sinistralité : GPS, régulateur de vitesse, ESP

✔️ Etudier les possibilités de covoiturage, de visioconférence, de conférence-call afin de limiter les déplacements.

Quels résultats ?

ESP : Cette option que l’on retrouve sur la majorité des véhicules récents permet une baisse de près de 45 % des accidents graves. En effet, 60% des accidents mortels sont dus à des chocs latéraux consécutifs à des dérapages.

Ecoconduite : -10% de consommation de carburant, -15% d’émission de CO2 et jusqu’à 20% de sinistres en moins.

Sensibilisation du risque routier : jusqu’à -30% de sinistres sur 3 ans.

👉 Attention, pour que ces actions soient pérennes, elles doivent être permanentes et récurrentes. Chez Aficar Mobility, nous recommandons une information permanente (sur Intranet) et des actions de formation ponctuelles au moins tous les 4 ans.

💡 Une sinistralité élevée dans un parc automobile n’est pas une fatalité, de nombreux leviers peuvent être activés.